Non aux fermetures d’écoles et de classes !
envoyé par felipedavid. –
La mairie d’Issoire a signé une autre aberration avec l’annonce de la fermeture de l’école d’une classe du Pré-Rond bien que les inscriptions y soient stables.
(cf. Les parents d’élèves occupent l’école )
On continue à s’interroger sur la problématique qu’a la mairie pour tourner toujours autour de la même solution de fermeture dès lors qu’elle souhaite réaliser des économies.
À mon avis, si c’est toujours la même solution qui semble la bonne pour la municipalité c’est sans doute parce que la problématique est toujours posée de la même manière. On s’interroge sur la résolution de deux critères :
À cela vient s’ajouter le fait que la municipalité a manifestement un manque de locaux qui serait, semble-t-il, rapidement résolu par une requalification d’un groupe scolaire en autre chose.
Cela me semble une problématique très réductrice et, à mon sens, peu ambitieuse. On pourrait poser comme point de départ que la municipalité décide de prioriser l’École Publique et, par exemple, double le budget des écoles ou même allons jusqu’au bout, que l’Éducation devienne la priorité unique de la ville, et donc que le budget soit illimité.
Cela ferait de la ville d’Issoire un pilote dans le domaine, une référence unique au niveau national. Ça ferait une publicité positive monumentale pour la ville (à la condition de bien communiquer sur le sujet, ce qui pour le coup sera un net progrès sur ce qui se fait actuellement) et aura pour conséquences d’y attirer de nouveaux habitants, parents d’enfants en âge d’y être scolarisés. Cela luttera contre le vieillissement de la population, contribuera à la construction de nouvelles habitations, participera à l’économie de la ville, etc.
Car fermer des écoles ne réponds que au problème de budget de la ville d’Isssoire mais n’a rien d’attirant pour faire venir de jeunes couples, idéalement parents d’au moins un jeune enfant. Comment inciter ceux-ci à venir s’installer dans un quartier si celui qui était doté d’une école s’en voit soudainement privé ? Les calculs seront vite fait : s’installer dans le quartier impliquera de payer une voiture/essence/assurance/entretien pour faciliter l’accès des enfants à l’endroit où sera l’école, puis sans doute de trouver une nourrice en plus de la garderie. Pas intéressant, allons voir ailleurs. Résultat = population vieillissante et donc avenir des écoles menacé.
Voilà comment en posant une réponse comptable à un problème complexe on en arrive à une solution pire que le problème de départ.
Je rejoins encore une fois l’avis des parents qui s’opposent à la fermeture de leur école d’une classe de leur école au Pré-Rond aujourd’hui comme hier on parlait de fermer le groupe du Centre : fermer une école ou une classe est une mauvaise solution en réponse à une mauvaise problématique.
À quand une politique plus visionnaire pour l’avenir de nos enfants ?
PS : merci à Mjo Renzi pour la précision.
Quelques membres du comité directeur de l’association APÉPI se sont réunis aujourd’hui avec Mme Moulin pour s’occuper des dossiers de plusieurs enfants concernés par la commission de dérogation.
Il a été décidés de transmettre les informations au maire et au sous-préfet en deux regroupements de courriers : l’un concernant la continuité pédagogique et l’autre concernant la proximité du lieu de travail avec les écoles choisies par les parents.
Pour rappel, la commission des dérogations se réunira à nouveau le mercredi 23 juin 2009, à 17h30. Nous y serons présent pour évoquer le cas des enfants pour lesquels les parents nous ont demandés de l’aide et y faire valoir leurs droits.
Je l’avais annoncé il y a quelques temps, certains membres du collectif des parents d’élèves, concernés par la fermeture du groupe scolaire du centre, avaient pris la décision de se constituer en association afin de répondre à plusieurs problèmes.
Le premier problème est la difficile représentativité des parents d’élèves non affiliés aux réunions, comme par exemple celle de la commission des dérogations.
L’autre problème, c’est l’aide aux parents pour s’y retrouver dans les tracasseries administratives quand il s’agit d’inscrire son enfant selon une procédure qui sort de l’ordinaire.
Pour répondre à tout ça et essayer d’aller plus loin, nous avons déposé en sous-préfecture les statuts constituant cette association. Elle se nomme APÉPI, pour Association pour la Promotion de l’École Publique à Issoire. Nous attendons sa publication au Journal Officiel pour la déclarer juridiquement active mais nous Å“uvrons déjà à résoudre ces deux problèmes.
Oyez, Oyez, braves gens,
si vous êtes intéressés par l’avenir des écoles d’Issoire, je vous invite à vous procurer la note du Service de l’Education, sans numéro, référence MPD/MA/ du 13 mais 2009, intitulée :
« Compte rendu réunion d’étude
des demandes de dérogations
scolaire du 12 mai 2009″
En français dans le titre ! Le titre qui est déjà tout un programme ! L’objet est dans le titre et vice et versa. Il faut croire que le personnel du Service Education n’a aucune notion des modèles habituels de rédaction pour les documents administratifs. Ce n’est pas le plus grave.
La suite du document est révélatrice d’un niveau culturel qui nous interpelle. C’est tout de même regrettable pour un Service de l’Education. Oui, vous avez bien lu, cette note émane du Service de l’Education de la Mairie d’Issoire !
Pour décrypter ce document, il faut certainement posséder un code ! Toutefois, dans le flou artistique du commentaire, avec un peu de patience, on arrive à comprendre de quoi il s’agit.On fait même des découvertes très importantes.
Il en est ainsi de la phrase : « Il est précisé que la continuité pédagogique ne peut, à elle seule, justifier une dérogation. » Tant mieux parce que ce n’est pas du tout ce qui nous a été dit oralement. Nous retenons donc que la continuité pédagogique est aussi un critère à retenir. Mais le plus beau reste à venir.
Scoop ou monumentale erreur de transcription : il s’agit des propos prêtés à monsieur FOURNIER
« … Il évoque notamment l’école élémentaire du Pré Rond, qui, après sa fermeture annoncée, risque de connaître des effectifs par classe élevés. » Oups, attention à vos dentiers !
Il poursuit en recommandant : « de ne pas inscrire les demandes de dérogation avant de connaître la situation réelle de l’école » Ouf ! Nous sommes totalement rassurés ! Je suppose que monsieur FOURNIER a été ravi d’apprendre qu’il avait pu s’exprimer de la sorte !
Moi, je dis chapeau l’artiste ! Cela mérite une citation dans le grand bêtisier de l’année 2009 ! Je vous rappelle que nous lisons, là , un document officiel qui rend compte de la réunion au cours de laquelle sont étudiées les demandes de dérogations à la carte scolaire pour la ville d’Issoire!
Enfin, le mieux, croyez-moi, c’est encore de lire ce document de haute valeur historique !
Pour clore le chapitre savez-vous qui signe ce torchon ? Un quelconque personnel de l’administration communal ? Un petit chef de service sans envergure ? Vous avez tout faux !
Le signataire s’appelle : Le Maire – Jacques MAGNE. Comme ancien enseignant émérite, on a connu mieux !
C’est ainsi, Mesdames et Messieurs et sous la responsabilité de ces gens là que se décide l’avenir des écoles d’Issoire. Il y a de quoi avoir peur !
Reculade sans lendemain
Devant la » Bronca » déclenchée par la décision de fermer le groupe des écoles du Centre en 2010, lors du dernier Conseil Municipal, monsieur Jacques MAGNE acceptait :
â– de » geler « , momentanément, toute décision de fermeture d’école,
■d’ouvrir une nouvelle phase de concertation sur l’Avenir des écoles d’Issoire.
Est-ce à dire, comme le prétendent avec un peu trop d’ostentation les différentes oppositions municipales, que l’affaire est enterrée grâce à leur intervention ? Non !
Monsieur Jacques MAGNE a certainement été déstabilisé par la réaction, vive et massive, des Parents d’élèves, des enseignants, des commerçants du Centre-ville et d’une majorité d’Issoiriennes et d’Issoiriens. Toutefois, comme dans les pires » polar » de série B, le Maire ne renonce pas à son idée. Il suffit, Mesdames et Messieurs, de lire attentivement, dans le Journal d’Issoire N°66, les deux pages consacrées à l’Avenir des écoles pour s’en convaincre.
Le groupe scolaire du Centre toujours dans le collimateur
Dès l’entame, le destin du groupe scolaire du Centre y est scellé : « le groupe de réflexion sur l’avenir des écoles a rendu une première conclusion : l’hypothèse de la fermeture des écoles du Centre sur la base de diagnostics démographiques et techniques … ».
La méthode est cavalière mais constante:
La plupart des membres du groupe de réflexion que nous avons contactés, ne se souviennent pas d’avoir émis cette hypothèse.
Le fond du problème est clairement posé :
Dans l’esprit du Maire, c’est bien le groupe scolaire du Centre qui doit être fermé.
Le reste de l’article – qui n’est d’ailleurs pas signé, donc endossé par le Maire – est un plaidoyer destiné à étayer la décision de fermeture du groupe scolaire du Centre.
Jacques MAGNE va jusqu’à reprocher aux pauvres élèves des écoles du Centre de se nourrir, je cite : « pour les seules écoles du Centre, la commune dépense 15 000 € de produits alimentaires … Des chiffres certes, mais qui reflètent une difficultés grandissante à assurer la gestion des dix écoles ». Comment peut-on écrire de telles absurdités ? Est-ce que ces enfants seront privés de cantine lorsqu’ils seront affectés ailleurs ? On frise la schizophrénie.
Afin de conforter sa démonstration, Jacques MAGNE va même jusqu’à utiliser les propos (hasardeux) de monsieur LEOTOING, inspecteur d’Académie adjoint (extrait du quotidien La Montagne – édition d’Issoire – du 22 avril 2009), présent à la réunion du 21 avril dernier : « …Les Centre-villes sont à l’étiage, en général, avec un risque de fermeture à répétition…Il faut une réflexion quant à un nouveau périmètre… »
La méthode est perverse et extrêmement délicate pour ce représentant de l’Académie que l’on prend en otage et que l’on fait intervenir dans un débat qui n’est pas du ressort de l’institution. Monsieur LEOTOING semble cautionner la suppression du groupe scolaire du Centre-ville en jouant sur la peur des parents (Centre-villes à l’étiage, fermetures à répétition).
Aussi, nous demandons au Maire pourquoi ouvrir une seconde phase de concertation ?
■L’objectif réaffirmé est la fermeture d’un groupe scolaire.
■Le constat présenté est accablant pour le groupe scolaire du Centre.
■La conclusion ne peut-être que celle attendue par le Maire. Sinon, il devra rapidement envisager de prendre une carte à la section pêche d’Issoire.
Monsieur Jacques MAGNE n’a rien compris à l’inquiétude réelle et fondée des Issoiriennes et des Issoiriens s’agissant de la vitalité du Centre-ville.
En conclusion, s’agissant de l’avenir des écoles d’Issoire, nous disons à Jacques MAGNE : Une précédente commission était parvenue à établir une proposition consensuelle et raisonnable. Pourquoi ne pas la reprendre ?
Association ou pas association ?
Tel était au départ l’ordre du jour de la réunion de ce soir à Albert Buisson. Considérant le fait que notre collectif a juste obtenu la possibilité de siéger à la commission « Avenir des écoles » mais ne peut pas, par exemple, se faire entendre à la commission des dérogations, il est vite apparu que constituer une association pour obtenir une visibilité était la meilleure solution.
L’association « Promotion de l’école publique à Issoire » a donc tenue son assemblée constitutive ce 19/05/2009. Les buts définis sont d’obtenir les meilleurs conditions de travail pour les enfants, apporter aide et assistance aux parents et améliorer l’environnement scolaire et périscolaire des enfants. L’association est présidée provisoirement par Laetitia Gory (école du palais), assistée de Valérie Boularand (école A. Buisson), vice-présidente. Le poste de trésorier est représenté par Guylaine Rodier et celui de secrétaire par Stéphane Carpentier. Les 16 membres présents constituent le bureau constitutif.
Le financement sera obtenu par les cotisations, les dons et les subventions. Le montant des cotisation sera fixé lors de l’Assemblée Générale.
La réunion de présentation des statuts se déroulera le jeudi 04 juin 2009 à 19h (lieu à préciser). Tous les parents non affilliés qui désireront s’y rendre seront, évidemment, les bienvenus.
Plusieurs membres du collectif ont recherché des informations complémentaires auprès des différents services de la mairie, afin de mieux appréhender la tenue de la commission à venir.
Pour le moment ce qu’il ressort c’est que faute d’avoir une « représentativité reconnue » il ne serait pas possible à notre collectif d’aller plus loin que ce que nous avons entrepris. En gros, rester en collectif nous permettra de continuer à mobiliser les troupes devant la mairie mais pas de participer au circuit décisionnel.
Il nous faut, donc, se monter en association afin de nommer un ou des représentants officiels qui auront le droit de participer aux réunions de la commission mais également de participer aux réunions extérieures dans le cadre du projet « avenir des écoles ».
Cependant cela n’est pas si simple que ça et nos informations divergent selon les interlocuteurs de la mairie. D’un côté, on nous dit qu’une association quelle qu’elle soit suffira, d’un autre côté il faut que cette association soit celle des parents d’élèves non affiliés.
Nous voulons que l’avenir de nos écoles, celles du centre comme celles de la périphérie, soit valorisé ; il nous faut donc être présents dans la commission et ses sous-projets pour en connaître les détails. Mais nous voulons aussi pouvoir alimenter la dynamique que nous avons mise en place pour rester vigilants.
La solution simple serait de créer deux associations séparées mais il faudra donc gérer les passerelles entre celles-ci. Ou créer une association des parents d’élèves non affilés qui Å“uvre pour la promotion des écoles.
Il va falloir en débattre ce soir, lors de la réunion à l’école Albert Buisson, à 16h45. L’objet de cette réunion est la création d’une association. Nous déciderons qu’elle forme elle aura à ce moment.
Merci Grand Corps Malade !
Ce blog a été crée en réaction à la décision de la mairie d'Issoire de fermer deux écoles du centre ville. Nous trouvons que cette décision irresponsable mérite un peu plus qu'un communiqué laconique nous plaçant devant le fait accompli. Les parents, les enfants et les professeurs concernés s'y opposent fermement !